Laura Evans nous parle de son métier de correctrice
1) Tu es correctrice professionnelle pour Délice Éditions, mais aussi pour d’autres auteurs indépendants. Peux-tu nous expliquer ton rôle et ta manière de travailler ?
En tant que correctrice professionnelle, mon rôle est d’accompagner les auteurs pour que leur texte gagne en clarté, fluidité et cohérence, tout en respectant leur style et leur voix. Je traque bien sûr les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe, mais je m’attarde aussi sur le rythme, la ponctuation, la justesse des mots ou la cohérence narrative. Si on me le demande, je propose une réécriture. Je commence toujours par une première lecture globale pour m’imprégner du texte, puis je réalise une correction approfondie, souvent en plusieurs passes.
2) Qu’aimes-tu le plus dans la correction ?
Ce que j’aime le plus dans la correction, c’est cette immersion totale dans un texte, cette proximité avec les mots et les intentions de l’auteur. Je découvre le texte souvent en avant-première, c’est un honneur ! J’aime déceler les petites maladresses, les ajuster sans trahir la voix de celui ou celle qui écrit. C’est un travail à la fois minutieux et créatif, une sorte d’art de la nuance. Et puis, il y a une vraie satisfaction à voir un texte prendre toute sa force.
3) Y a-t-il des erreurs récurrentes que tu rencontres souvent chez les auteurs ?
La concordance des temps est la plus malmenée. Beaucoup d’auteurs, moi la première, ont des tics de langage. « Malgré que » est très fréquent aussi.

